Les mouvements littéraires, c’est simple comme « anacoluthe »

Le bac français est grosso modo dans un mois et vous n’avez toujours rien compris aux mouvements littéraires. Comme je me sens d’excellente humeur, je m’en vais de ce pas vous expliquer tout cela :

Bon, c’est là qu’on se sort les doigts de l’ampoule rectale et qu’on en met un bon coup, une fois que l’on a compris ça on a presque tout compris.

Que faut-il comprendre ? En littérature comme en politique, il y a un mouvement d’alternance où chaque mouvement conchie ce qui a été fait avant. Alternance entre idolâtrie de la littérature antique et tentative d’émancipation moderne. Donc, au bout d’un moment, on revient à ce qui se faisait, non pas au mouvement précédent mais celui qui le précède (le précédent, faites un effort et essayez de suivre. Bordel !)

Par exemple, au XVIe siècle, les poètes de la Pléiade se la pètent grave et se (nous) font suer avec l’imitation de vieilleries de l’Antiquité. En réaction, le mouvement suivant s’éclate nettement plus la rate, c’est le Baroque.

À la suite du Baroque, les Précieux et les Classiques reviennent au paradis du « je me fais suer » avec des tragédies qui portent bien leur nom.

Forcément, les suivants (les Libertins) sont moins strictes, et certains s’éclatent jusqu’à l’excès (il a quelque peu exagéré, le petit père Sade, mais sans lui, Freud n’aurait pas été ce qu’il a été, mais je m’égare). Les Philosophes des Lumières sont dans la continuité des Libertins, les histoires de biroutes en moins.

Du coup, les suivants, les Romantiques, en ont ras l’écritoire de toute cette Raison prônée par les Lumières et nous beurrent la tartine avec leur Moi exacerbé et leur : « ô comme je souffre, regardez comme je suis malheureux, seul ce lac sait consoler ma peine, etc. etc.…) » gna gna gna !

Re du coup, les suivants (les Parnassiens) en ont la nausée de toutes ces jérémiades et rejettent toutes ces histoires de Moi et ces épanchements lacrymaux des romantiques, et se la pètent comme les poètes de la Pléiades en revenant aux poussiéreuses antiquités.

Les Réalistes en ont, eux aussi, ras les phalanges des pleurnicheries des romantiques, mais comme ils sont plus fainéants que les Parnassiens qui prônent (oh, les fous) le travail, choisissent une autre voie, celle de la description de la réalité, fut-elle triviale.

Les Naturalistes qui manquent d’idées ne font que pomper les Réalistes mais en poussant le bouchon un peu plus loin.

RE du coup, RE les suivants, les Symbolistes font un mouvement rien que pour être en réaction au Naturalisme et au Parnasse, du coup on revient à quoi ? Je vous le demande ! Aux épanchements, aux états d’âme qui dégoulinent comme les Romantiques !!! Quand je vous dis que ce n’est qu’un recommencement !

Je vous passe le père Sartre et son existentialisme, Breton et son surréalisme, et l’autofictionnisme belgissien (oui, j’invente des mots, si je veux !)

Bon, là, je crois que vous avez compris, le Nouveau Roman dit que le roman classique est à vomir, du coup Duras est encore plus chiante que Balzac, Camus s’engueule avec Sartre, et Nabilla commet un livre mais je m’égare de triage…

Bonnes révisions à tous

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Une réflexion sur “Les mouvements littéraires, c’est simple comme « anacoluthe »

  1. Pingback: ça sonne pas trop mal | AlchimieZ

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