Dans la série, on révise son bac français, les figures de style :

Il y a quelques temps, j’ai intitulé un article : courants littéraires, c’est simple comme « anacoluthe ».
Alors c’est quoi, une anacoluthe ? C’est simple, c’est une figure de style.
« Et à qu’est-ce que c’est que ça sert ?
— Pour toi, à rien Franck, tu peux retourner à Munich jouer avec ta balle. »
Ceci dit, la question est bonne, à quoi servent les figures de style ? Si vous pensez que cela sert à se la péter en soirée en sortant des mots comme « synecdoque » ou « paronomase », je ne viendrai pas dîner chez vous. Si vous pensez que cela sert à faire joli, ce n’est pas faux mais c’est quelque peu réducteur. Si vous pensez que cela a été inventé par les profs de français pour faire « iech » les élèves, c’est que vous avez treize ans et que vous vous êtes trompés de blog.
Plutôt que de vous assommer avec des définitions aussi longues qu’ennuyeuses (et par pitié, arrêtez d’utiliser « ennuyantes »), le plus simple est de vous donner quelques exemples :
Commençons par l’oxymore qui associe directement deux termes opposés : « un bon Duras ». Les deux termes étant systématiquement antinomiques, on a là un bel exemple d’oxymore.
Ce groupe nominal montre une autre figure de style : une métonymie qui substitue l’auteur au livre, on se doute bien qu’on n’a pas fait cuire l’écrivain pour voir quel goût il avait !
Il y a une que j’aime bien, c’est l’antiphrase qui consiste à dire le contraire de ce qu’on pense (dans un discours politique, ce ne sont pas des antiphrases, ce sont des mensonges, faut pas voir des figures de style partout, mais je digresse.) Bref, pour être comprise, l’antiphrase doit être remise dans son contexte et à l’oral, l’intonation compte pour beaucoup. Par exemple : « David Guetta, ce génie de la musique ! » apparaîtra pour toute personne normalement corticalisée comme une antiphrase, et pour quelques irrécupérables décérébrés comme une vérité historique ; on a les idoles que l’on mérite.

Bref, il y a des dizaines et des dizaines de figures de style, dont certaines ont des noms de maladie de peau comme « l’épanadiplose », je ne vais pas donc toutes vous les faire. Pour moi, les figures de style sont l’expression des sentiments, ceux que l’auteur veut faire passer au lecteur. Si vous avez ressenti mon amour pour la musique de Guetta, alors vous avez tout compris…

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