Une nuance de folie :

17 nuances de folieSortie ce lundi 19 octobre de 17 nuances de folie, le nouveau recueil collectif des éditions Hélène Jacob. Ce recueil regroupe 17 nouvelles écrites par les meilleures plumes des EHJ, toutes sur le thème de la folie !

Votre serviteur s’est prêté au jeu. J’ai revisité pour vous le mythe antique de l’Amour et de la Folie, thème déjà traité par Érasme, Louise Labé ou La Fontaine, excusez du peu !

Pour vous, et juste pour vous, voici le tout début de ma nouvelle :

N’hésitez pas à me dire en commentaire ce que vous en pensez.

J’entends dire, de ça de là : le monde est fou, le monde est fou. Ah, Elle a bon dos, la Folie ! Qu’est-ce que je vous ai encore fait pour que vous m’invoquiez pour un oui, pour un non ? Déjà, je vous saurai gré, misérables cloportes inutiles d’humains que vous êtes, je vous saurai gré de dire : c’est un monde de fous. Le monde est, c’est tout ; les choses sont parce qu’elles doivent être. De vous à moi, de nous trois, c’est bien le seul à ne pas être fou. Retirez l’Homme avec un grand H, l’être humain mâle avec son misérable vermisseau entre les jambes qui lui donne l’illusion de sa force et l’être humain femelle, sans le vermisseau, mais avec des seins, un utérus et des neurones, retirez l’Homme, dis-je, de la planète. Vous y êtes, vous imaginez la scène ? La nature, les plantes, les animaux. Vous la voyez où la Folie ? Où me voyez-vous ? Plus fort, je ne vous entends pas ! Où ? Je vais vous le dire : nulle part ! Je n’existe que parce que vous existez. Je suis arrivée avec vous, avant même la Raison, que vous m’opposez à tort. Avant même ce que vous nommez Intelligence, concept fumeux, qui, de vous à moi, ne sert qu’à vous rassurer. Je suis aussi vieille que l’humanité. Alors, par pitié, cessez de me les briser menu et de m’invoquer pour tous vos maux. D’ailleurs, je n’ai pas que ça à faire, je dois emmener le petit faire sa promenade.

— Allez, viens, petit con !

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Si tu l’aimes, prends garde à toi !

Tout comme le personnage du Journal d’un proctologue et sa fille Léa, j’ai comme progéniture deux adolescentes.

Alors cet article est une lettre ouverte à leurs jeunes prétendants, tous ceux qui auraient idée de voler leur cœur et de s’occuper d’un peu trop près de leur corps.

Afin d’être bien clair, je vais utiliser des tirets, et pis non, des flèches, un peu comme pour les articles du règlement intérieur de ton établissement scolaire que tu n’as sans doute pas lu.

→ Tu ne t’approches pas à moins d’un mètre d’elle sans son autorisation, c’est elle qui choisit si tu es digne d’elle, c’est clair ?

→ Fais gaffe à garder tout ce qui dépasserait dans d’un certain périmètre. Tu gardes ta langue dans ta bouche, tes mains dans tes poches, et ton misérable vermisseau dans ton slip sale. Seulement si elle t’y invite, tu peux éventuellement pratiquer le détartrage bucco-dentaire tant usité chez les jeunes gens à l’âge des premières amours. Ceci dit, vu ta face de crapaud, c’est pas gagné, tu peux remballer ta langue.

→ Si par un bel après-midi de mai, tu t’aventures dans l’une d’entre elles, je t’arrache les testicouilles avec les dents. Les tiennes de dents !

→ Ne joue pas au con avec moi, j’ai été jeune et con avant toi. Maintenant que je suis un vieux con, j’ai plus d’expérience que toi en la matière.

→ Je suis Dieu. Je vois tout, je sais tout. Je suis un Dieu vengeur, pas un Dieu d’amour pour toi, t’as une maman pour ça. Si tu as le malheur de lui faire du mal, de te conduire comme un salaud, de la tromper avec la première pétasse venue, de lui manquer de respect, je te sodomise avec ta propre zigounette. C’est clair ?

→ Bref, tu peux sortir avec une de mes filles, mais t’as intérêt à être un mec bien, à la rendre heureuse, à l’aimer autant qu’elle t’aime, sinon, prends garde à toi !

Bon, je crois que c’est clair.

L’ Amour et la Folie

 » J’ai beau savoir que l’amour n’est qu’un mécanisme biochimique dont l’unique finalité est la survie de l’espèce, à la voir pleurer ainsi, je me dis que c’est fou ce que cela peut faire mal, la chimie ! « 

Extrait du Journal d’un proctologue, éditions Hélène Jacob, avril 2013. Tous droits réservés

 

L’ AMOUR ET LA FOLIE

L’ Amour et la Folie au royaume des Dieux

S’ébattaient joyeusement dans le calme des cieux

Mais par quel désaccord, quelle vaine dispute

En vinrent-ils aux mains et dans une sombre lutte

La Folie pleine de rage son Ami frappa

Et par ce geste insensé de la vue le priva

Les Dieux réunis condamnèrent la Perfide

Depuis l’ Amour est aveugle et la Folie est son guide.